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Intensifier la lutte contre le cancer et la maladie d’Alzheimer

Chapeautés par le CIUSSS, des travaux de recherche novatrice sont menés à l’Institut Lady Davis de l’Hôpital général juif et dans plusieurs autres établissements sous les auspices de l’Université McGill. Les chercheurs se penchent sur certaines des principales préoccupations en matière de santé, notamment le cancer, la maladie d’Alzheimer, l’innocuité des médicaments et la prestation efficace des services de soins de santé.

Dans l’amphithéâtre Block de l’HGJ en 2014, le Dr Howard Chertkow s’est joint aux dignitaires lors d’une conférence de presse annonçant le lancement du Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement.

L’Institut Lady Davis

Parmi les nombreuses réalisations de l’Institut Lady Davis (ILD) en 2015-2016, la plus remarquable est le fait que ses chercheurs ont continué de diriger plusieurs programmes nationaux de recherche qui amélioreront la qualité des soins de santé offerts au sein du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal et à l’extérieur du réseau.

Sous la direction du Dr Gerald Batist et du Dr Christoph Borcher (et en partenariat avec Genome BC), le Centre de protéomique de l’Hôpital général juif, à l’ILD, fait partie du premier réseau de protéomique pancanadien. Il est aussi l’un des dix membres du Réseau canadien d’innovation génomique. Des technologies novatrices, servant à l’identification des protéines et à l’analyse protéomique quantitative, sont utilisées au Centre de pathologie moléculaire de l’HGJ dans le cas de biopsies tumorales pour déterminer les mécanismes biochimiques à l’origine du cancer de chacun des patients. Cette initiative est un exemple éloquent de l’application de la médecine de précision auprès des patients.

Le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement, mis sur pied grâce à un financement de 32 M$ des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et d’autres partenaires, est dirigé par l’un de nos médecins, le Dr Howard Chertkow. Ce réseau national de plus de 350 chercheurs coordonne la recherche sur la maladie d’Alzheimer et d’autres formes de démence. En raison du vieillissement de la population au Canada, trouver des méthodes d’alléger les souffrances des patients atteints d’Alzheimer et de leur famille revêt un caractère urgent.

Le Dr Samy Suissa dirige le Réseau canadien pour l’étude observationnelle sur les effets des médicaments. Doté d’un financement initial de 17,5 M$ des IRSC, ce réseau analyse les bases de données des patients pour évaluer l’innocuité des médicaments déjà sur le marché. D’importants et récents résultats, issus du Centre d’épidémiologie clinique de l’ILD, ont indiqué que les médicaments à base d’incrétine, utilisés pour traiter le diabète de type 2, ne sont aucunement associés à un risque accru de cancer du pancréas ou d’insuffisance cardiaque, comme on le soupçonnait auparavant.

Le Réseau canadien sur les essais cliniques et les recherches sur les résultats en matière de thromboembolie veineuse (TEV), codirigé par une hématologue du CIUSSS, la Dre Susan Kahn, est un consortium de bailleurs de fonds publics et privés. Les objectifs de ce réseau comprennent la diminution de la survenue de la TEV, l’amélioration du diagnostic, de la prise en charge thérapeutique, de la sécurité dans l’administration d’anticoagulants et de la qualité de vie des personnes touchées par la TEV, ainsi qu’une meilleure sensibilisation de la population à cette maladie qui se classe au deuxième rang des troubles cardiovasculaires les plus fréquents. Cette recherche aura des répercussions majeures sur la santé publique, car le fardeau de la TEV, et de ses complications, dépasse les 600 M$ par année au Canada.

Volets social et communautaire

Le centre affilié universitaire en gérontologie sociale a été renouvelé cette année, ainsi que l’obtention du statut d’Institut universitaire au regard des communautés ethnoculturelles octroyé par le ministère de la Santé et des Services sociaux.

Dans l’actualisation des deux missions universitaires, nous avons fait preuve de leadership en nous mobilisant rapidement pour répondre à des mandats ministériels afin de développer : 1) une formation pour intervenants du réseau de la santé et des services sociaux et celui de l’éducation autour de l’arrivée massive des réfugiés syriens (SHERPA), et 2) une politique-type pour contrer la maltraitance envers les personnes aînées en hébergement au Québec (CREGÉS).

Soulignons aussi plusieurs projets prometteurs qui ont été subventionnés et qui sont pilotés par les membres des équipes de recherche. Par exemple :

  • Une étude pancanadienne a été réalisée qui vise l’amélioration des soins palliatifs dans les centres de soins de longue durée, basée sur une approche participative (CREGÉS);
  • La tablette électronique (iPad) a été utilisée dans la réadaptation des personnes âgées présentant une déficience visuelle (CRIR);
  • Un outil permettant de réduire le taux de transferts évitables aux soins aigus de la clientèle en soins de longue durée a été identifié afin d’améliorer la qualité globale des soins et services offerts aux résidents (Centre gériatrique Donald Berman Maimonides).

Dans le but de mieux connaître les équipes et les activités de recherche effectuées dans notre nouvelle direction, la « Première journée sur la recherche sociale et communautaire » a été instaurée pour réunir plus de 80 chercheurs, praticiens-chercheurs et gestionnaires. Cette journée a permis d’identifier certains besoins des programmes cliniques en matière de recherche et d’envisager des collaborations multidisciplinaires entre diverses équipes afin de proposer des réponses novatrices aux situations complexes avec lesquelles nous devons composer dans l’offre de soins et de services adaptés à la clientèle de notre territoire.