Réseau de santé McGill - mise à jour

Nouvelles CIUSSS - COIM

À tous les membres du personnel,

La semaine dernière, je vous ai envoyé un courriel dans lequel je partageais ma vision pour la création du réseau de santé McGill. Aujourd’hui (le 16 février), ce document a fait l’objet d’un article dans le journal The Gazette. Comme certains éléments de cet article doivent être élucidés, je vous envoie une copie de la réponse envoyée à The Gazette aux fins de publication en page éditoriale. Je tiens à ce que tous les membres du CIUSSS comprennent clairement et correctement la proposition que j’ai présentée au gouvernement. 

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Le 19 octobre dernier, à l’instigation du ministre de la Santé et des Services sociaux, et en la présence de ce dernier, j’ai énoncé les grandes lignes du concept de la création d’un Réseau intégré de santé et de services sociaux McGill devant une salle comble de représentants de tous les établissements de soins de santé et de services sociaux liés à l’université McGill. Le journaliste du journal The Gazette était également présent. Le texte de mon exposé a été largement diffusé à tous les intéressés par le Ministère, dans le cadre de la démarche de consultation d’envergure amorcée par le Dr Arvind Joshi, à la demande du ministre. Dans ce contexte, dernièrement j’ai pris l’initiative de résumer le contenu de cet exposé dans une lettre envoyée à tous les employés du CIUSSS afin d’exprimer clairement ma vision et de m’assurer qu’elle soit bien comprise.

Ma proposition de rétablir le poste de directeur général dans les principaux établissements est expressément liée à la création d’un réseau entièrement intégré de santé et de services sociaux McGill, c’est-à-dire d’un système intégré plus apte à combler les besoins de la population. La question n’est pas de « démanteler » les réseaux actuels, et je n’ai jamais dit ni insinué quoi que ce soit à ce sujet, mais plutôt d’évoluer vers un autre type d’organisation. La loi 10 est fondée sur le besoin d’établir des réseaux de soins en regroupant des établissements sous la direction de centres intégrés de santé et de services sociaux. Selon moi, nous avons la possibilité de progresser et de rehausser la qualité des soins et l’accès à ces derniers en réunissant les deux CIUSSS et le CUSM au sein d’un système intégré offrant la gamme complète des services requis par la population. Ce changement exigerait un autre niveau de gouvernance et une structure organisationnelle différente.

Actuellement, il y a deux CIUSSS et un CUSM tous regroupés sous l’ombrelle de l’université McGill, et tous servant la même population, mais fonctionnaient indépendamment les uns des autres. Les patients, qui doivent se rendre d’un établissement à l’autre pour recevoir les services dont ils ont besoin, doivent s’adapter aux exigences de ces différents établissements plutôt que le contraire, comme il se devrait. Cette situation entraîne souvent un dédoublement et une fragmentation des services et des dossiers des patients.Nous pouvons faire beaucoup mieux.

Nous possédons la technologie, les ressources, le savoir-faire et les compétences requises pour créer un système intégré de santé et de services sociaux, au sein duquel les patients pourraient accéder de tous les points de services et être dirigés vers la ressource la plus près offrant les soins et les services requis par leur état de santé. Cette vision est au cœur du concept de créer des systèmes intégrés de santé et de services sociaux, centrés sur la facilité d’accès, sur la valeur et sur la qualité pour les usagers. C’est la direction dans laquelle s’engagent les réseaux de santé et services sociaux à l’échelle de l’Amérique du Nord. 

Le 19 octobre dernier, j’ai préconisé ce concept en ces mots :

« Dans un tel réseau, constitué d’un vaste territoire et d’une population importante, offrant une gamme complète de services et disposant d’un budget d’exploitation d’environ 2,5 G$, il serait nécessaire et souhaitable d’être sensible aux besoins et aux demandes locales en permettant la prise de décision en temps opportun au niveau opérationnel. Afin de nous assurer que les enjeux soient gérés en fonction des besoins locaux, il serait nécessaire de remettre des directeurs généraux dans les établissements. »

En ce qui a trait au Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), la loi 10, permet la formation de comités consultatifs communautaires. Ces comités ont été créés au sein de notre CIUSSS et ils fonctionnent bien. Ils sont efficaces et tiennent compte des préoccupations de chaque établissement. J’ai précisé ces faits dans mon exposé du 19 octobre, et souligné clairement que cette structure était incluse dans le concept du réseau McGill

En résumé, dans un système intégré de santé et de services sociaux McGill nos établissements actuels seraient maintenus et gérés à l’échelle locale, mais leur exploitation serait fondée sur des normes communes de soins et de rendement. Il s’agirait d’un modèle centré sur l’usager et sur l’obligation du système d’habiliter ces derniers à passer d’un établissement de manière fluide. 

Nos établissements de soins de santé doivent s’adapter aux changements.  Il s’agit d’enjeux d’une importance vitale qui doivent faire l’objet d’une discussion éclairée approfondie. J’envisage avec plaisir de continuer à saisir toutes les occasions de poursuivre cette discussion. 

Sincères salutations,

Lawrence Rosenberg, M.D., Ph. D.
Président-directeur général
CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal